Ma profession de formateur et de consultant en management m’a amené à réfléchir sur la notion d’apprentissage au cours de ma carrière. Professeur fut mon premier métier et dans les faits tous les postes que j’ai occupé par la suite ont eu comme dénominateur commun, l’enseignement et l’apprentissage.
Depuis quelques années les spécialistes de cette profession ont commencé à s’intéresser de plus près à l’apprentissage informel et depuis l’avènement des réseaux sociaux sur le web, l’apprentissage ”social” commence à se montrer le bout du nez! Les études démontrent que 80% des apprentissages se font dans l’informel alors que 20% des budgets leur est consacré, on investit dans l’apprentissage formel, i.e. les formations traditionnelles en classe, séminaires ou autre formats et pourtant le champs de l’apprentissage informel est souvent ignoré dans nos organisations.
Q2 Learning une firme américaine de logiciels, propose cinq processus d’apprentissage qui peuvent être exploités autant dans l’apprentissage formel qu’informel. Voic les 5 processus en question:
1. Watching & Listening — Observing what works/doesn’t work, how to behave, who’s
who, etc.
2. Conversing — Learning from talking with peers (right or wrong)
3. Trial & Error — Learning by doing
4. Being “Coached” — Being guided by “authority-type” (e.g. boss, parent, SME, etc.)
5. Seeking – An individual taking the initiative to learn something new. (sometimes
internal motivation, sometimes external motivation)
Selon notre style d’apprenant, nous allons préférer un ou deux de ces processus et selon l’occasion on utilisera un ou plusieurs de ceux-ci. Les réseaux sociaux sont un terrain fertile pour faire de nouveaux apprentissages et développer sans doute de nouvelles compétences. Ce billet se veut une introduction à cette réflexion sur les compétences que nous devons développer pour optimiser et rentabiliser l’utilisation des réseaux sociaux mais également tous les outils de collaboration qu’offre le web 2.0
Je serais heureux de partager avec vous vos opinions sur ces nouvelles compétences; si vous avez des suggestions n’hésitez pas à me le faire savoir et il me fera plaisir d”échanger avec vous.
Bon dimanche Robert,
Me revoilà, une journée en retard. En passant, j’ai beaucoup aimé notre lunch de vendredi avec nos associations d’idées toutes plus éclairantes, drôles et stimulantes les unes que les autres. Je garde bien présente ton invitation au voyage…
Pour revenir aux nouvelles compétences en lien avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux virtuels, laisse-moi remettre sur la table le vieux modèle à 3 compétences:
- savoirs(connaissances-informations)
- savoirs-êtres (attitudes)
- savoirs-faires.
Il me semble que les nouvelles technologies, dans leur volet réseau ou encore dans la plupart de leurs applications excepté les simulations de haut niveau, se cantonnent dans le monde de l’échange d’informations.
Ceci nous conduit à deux constats (pour démarrer):
- cette surabondance d’informations et de connaissances crée un besoin de nouvelles compétences de triage, sélection, signification-interprétation-synthèse
- cette situation de surabondance crée des déséquilibres chez les gens: immense cerveau, ou immense volet cognitif avec hypo-savoir-être et hypo-savoir-faire, bref, l’iceberg inversé!!!
Que penses-tu de ces élucubrations dominicales?
L