Voilà, c’est déjà terminé. Deux semaines de compétition, de dépassement, de courage, d’accomplissement de soi pour l’amour du sport, de chacun son sport. Dans trois jours, quand la poussière sera complètement tombée, le bobsleigh, la luge, le patinage artistique et quelques autres sombreront dans la mer de l’oubli quelque part dans ma petite tête sauf un, madame et messieurs, et j’ai nommé le curling! Je me suis surpris à demeurer devant le petit écran quand il y avait des compétitons et mon intérêt a grandi lorsqu’un soir j’étais en train de souper dans un restaurant de Québec et que je pouvais regarder la compétition car il y avait une tv disponible devant moi. Je voyais bien aussi que le serveur était très intéressé par le match donc lorsqu’il s’approche de moi, je lui demande si il aime ce sport. Il me répond tout de go: ”j’aime ça le curling, je joue depuis que j’ai 09 ans!”Et il semblait en avoir 40.
Il m’a expliqué que la glace était préparée avec grand soin pour être la plus plane possible pour permettre aux « pierres », de glisser avec le moins de friction possible. Une des clés de la préparation de cette surface est d’arroser la glace avec de fines gouttelettes d’eau ce qui donne un fini « pelure d’orange » à la glace. Les conditions de jeu ont tendance à évoluer pendant la durée de la partie. Qu’une pierre pèse environ 20 kilos et que leur base est légèrement concave; que la deuxième pierre est appelée ”marteau’ et qu’enfin le but ultime est de placer une pierre le plus près possible du centre, tout ça raconté entre ma soupe, mon plat princiapl et le dessert!
Je vous avoue que j’ai été impressionné par la stratégie que demande ce jeu en plus de la précision des lancers. Moi qui comme la majorité des québécois pensait que c’était un jeu de pépère, hé bien! j’ai changé ma perception de la chose. C’est fou comme l’information peut changer une vie! Vous aussi, je gage, vous en savez un peu plus sur ce sport grâce à ce billet!
Au delà de cette découverte, les jeux olympiques demeurent pour moi, une affaire d’émotions, de l’émotion à l’état pur, des moments de télé réalité ”pas arrangée” . Au diable qui gagne, j’ai carburé à la joie, l’allégresse mais aussi à la tristesse, déception de ces athlètes, ils m’ont tiré quelques larmes du haut de leur podium, et que dire de Joannie Rochette, la démonstration pure de la résilience. Tiens, à son propos, avant son drame, elle faisait une annonce à la tv pour son commanditaire Cold FX je crois, et tout le monde la trouvait quétaine, avec son maquillage trop prononcé, son langage forcé, hé bien! elle est devenue le symbole du courage de tout un pays et possiblement de quelques autres, c’est fou hein! comme la perception peut changer vite! Demain je vous parlerai à ma façon de cette battante.
De l’émotion à l”état pur, la finale de hockey en était. Maudit qu’on va s’ennuyer durant les matchs de la LNH d’ici les éliminatoires! La descente d’Alexandre Bilodeau, les deux médailles de Charles Hamelin et de sa blonde Marianne St Gelais l’exploit de Jasey Jay Anderson tous ou presque des inconnus pour moi mais dont je vais me rappeler longtemps.
Je ne suis pas nécessairement ”canadian” mais 14 médailles d’or un record de tous les temps il y a de quoi être fier, et que penser des 24 médailles récoltées par des québécois et québecoises! Là, mon sentiment nationaliste se réveille!
La terre a tremblé deux fois cette semaine, le moment où le Canada a gagné la finale de hockey et au Chili un peu plus tôt. Faudrait pas l’oublier…