Ce chapitre aborde ce que je crois est l’esence du bonheur à savoir construire son bonheur à travers la satisfaction de ses besoins et non de ses désirs. Quels sont ces besoins? Voyons ce qu’en dit Robert Blondin. (Comme ce chapitre est assez dense, je vais aborder les deux premiers besoins pour compléter la semaine prochaine avec les deux autres.)
La sagesse des anciens philosophes grecs et hindous nous apprend que le bonheur et les désirs ne peuvent se trouver ensemble. Ils affirment que ce n’est pas par la satisfaction des désirs que s’acquiert la liberté mais plutôt par la destruction des désirs. C’est pourquoi il faut apprendre à se pose la bonne question : ‘’’est-ce que je sais vraiment ce que je veux? Est-ce que c’est vraiment moi qui le veux? Ou un autre à travers moi?
Le monde du désir est un amalgame d’illusions qui finit par engendrer toutes sortes de tensions. Blondin fait remarquer qu’un des excellents moyens d’être continuellement malheureux est de transformer se désirs en besoins. Mais comment arriver à distinguer un besoin d’un simple désir? Le titre de ce chapitre est : ‘’nous sommes tous des bébés’’ et il explique ce dernier en affirmant que nos besoins sont rigoureusement identiques à ceux des bébés, d’abord :
un besoin énergétique : se nourrir, respirer etc. puis un besoin relationnel avec soi-même et avec les autres. Ensuite un besoin de confort-sécurité, l’abri, le vêtement, la protection contre les agressions. Enfin un besoin de stimulation : le jeu, la connaissance, le nouveau. On dit que la satisfaction de ces besoins est fondamental au bonheur; les désirs en sont des excroissances, elles sont tous rattachés à ces besoins.
Un besoin devient un désir qu’il n’est pas indispensable de satisfaire lorsque dans le fond il est exagéré : le besoin énergétique qui est suffisant devient trop, le besoin relationnel qui est durable devient éphémère, le besoin confort-sécurité qui est nécessaire devient superflu et le besoin de stimulation qui est utile devient accessoire. Un besoin devient désir quand on cesse de décider pour risquer de subir, quand on passe de l’action à la réaction.
Le reste du chapitre explique plus en détail chacun des besoins. Je n’ai retenu que certains passages qui m’ont été significatifs.
Ainsi,
1. Besoin énergétique
Ce premier besoin concerne évidemment la nourriture comme moteur énergétique et la gourmandise ‘’est la plus permanente des passions, la seule qui règne depuis le berceau jusqu’au terme de la vie.’’ En ramenant cette passion, ces désirs aux justes proportions des besoins réels, on retrouve notre sens de la dignité. Ce n’est plus l’animal qui réclame, c’est nous qui décidons. Quand on décide personnellement de manger, il faut faire en sorte que ce soit au bon moment, un poulet mal apprêté et mangé distraitement est mort pour rien.
2. Besoin relationnel
Dans ce besoin on retrouve les pièges de la possession ainsi que celui de toujours vouloir du nouveau, de séduire à tout prix qu’il faut tenter d’éviter. Se tendre les bras, vivre une rencontre sous l’emprise de la séduction relève du désir plutôt que du besoin; le véritable besoin se situe davantage dans une ouverture, un lâcher prise, un abandon, un dévoilement à l’autre de ses vérités. Qu’il faille toutefois développer ce non égoïsme qui nous mène à l’autre et qui attire l’autre, cela ne fait aucun doute. Toutes les religions ont une vérité commune qu’exprimait le Christ quand il répétait : ‘’aimez-vous les uns les autres’’ et Teilhard de Chardin d’ajouter : ‘’…ou vous périrez’’, c’est ce même Teilhard qui disait :
‘’Les amitiés qui se tissent entre personnes engagées dans la poursuite de l’évolution de conscience procurent un immense sentiment de contentement impossible à décrire’’
J’avoue que la description de ces deux besoins est complexe et possiblement difficile à comprendre du moins ce fut mon cas, car à première vue il me semble que c’est facile de décrire ces deux types de besoins. Ce que j’ai particulièrement aimé ce sont les pièges qui sont présents dans chacun d’eux et qu’effectivement lorsque l’on tombe dedans, nous sommes plus dans la satisfaction de désirs plutôt que dans la satisfaction de ces besoins. Toujours le dilemne: comment identiifer le besoin du désir? On continue la semaine prochaine avec les deux autres besoins celui du confort – sécurité et celui de stimulation. Je serais intéressé à lire votre point de vue, n’hésitez pas à me le communiquer. Bon weekend!
Tiré du livre de Robert Blondin: Le bonheur possible
Je prends des notes et retiens particulièrement cette phrase : ce n’est pas par la satisfaction des désirs que s’acquiert la liberté mais plutôt par la destruction des désirs.