Nous abordons en ce vendredi la suite des besoins qui sont essentiels à satisfaire si on veut être heureux. Aux besoins énergétiques et relationnels s’ajoutent les besoins de confort-sécurité et de stimulations.
3. Besoin confort-sécurité.
Il aborde ce besoin en soulignant qu’il ne demande qu’à s’hypertrophier en désirs particulièrement étouffants faisant ainsi référence à la richesse qui ‘’n’est pas synonyme de bonheur, tout le monde est à peu près d’accord pour l’admettre…pour les autres!’’
Il fait un lien entre puissance, pouvoir et possession; la puissance est censée permettre et justifier le pouvoir, et celui-ci assurer la possession. Et le piège ici devient d’accumuler les biens pour démontrer sa puissance, ce que j’appellerais le syndrome du voisin gonflable : tu as une piscine hors terre, je vais en avoir une creusée, tu as une voiture, je vais en avoir deux…!
Bien que la consommation nous pousse à accumuler de plus en plus de biens, la dépossession n’est pas, non plus, un chemin du bonheur. Il suggère d’élargir la notion de possession : ‘’…les possessions minima doivent comprendre nos héritages culturels, nos codes de rapprochements avec les autres, nos façons de nous nourrir etc. là aussi le sens de la dignité peut devenir un barême intéressant.’’
Pour conserver un minimum de dignité, il faut donc un minimum de biens, d’argent, comme il le dit : ‘’il faut avoir de l’argent pour dire que l’argent n’a pas d’importance!’’ Le défi devient d savoir jauger le suffisant du trop.
C’est la sécurité qui indique le nécessaire. Au niveau du confort essentiel qui confère la sécurité apaisante, c’est le mouvement écologique ui nous indique a voie juste. Nous parlons ici du confort des yeux, des oreilles, de la peau, du nez.
‘’L’homme habite des vêtements, un abri, un paysage. L’homme a besoin d’habiter d’abord où il y a de l’eau : il a aussi besoin d’une vue lointaine et diversifiée. Il n’y a qu’à étudier l’histoire de l’art et trouver les dénominateurs communs dans les paysages qu’on a toujours associés au bonheur : une clairière, un bosquet ou une petite forêt, un plan d’eau et une vaste étendue diversifiée et dans ce paysage, une maison…’’
Enfin un dernier mot touche le vêtement. L’essentiel d’un vêtement est de protéger contre les intempéries. L’extraordinaire d’un vêtement c’est qu’il peut servir de langage (de séduction ou de provocation) et de symbole de statut social. L’important ce n’est pas ce qu’on fait, ici comme ailleurs, mais de le faire volontairement en toute connaissance.
4. Besoin de stimulation.
D ‘entrée de jeu Blondin affirme que l’imagination est la seule limite quant aux formes que les stimulations peuvent prendre. Celles les plus mentionnées dans son enquête sont la gloire, le travail utile, (et non ce qu’il permet d’obtenir!) la création ou l’expression et la connaissance de soi et des autres. La connaissance de soi d’abord, puis des autres, puis des choses, puis des liens apparents ou non entre les êtres, entre les choses, entre les choses et les êtres, entre les phénomènes, demeure la stimulation la plus répandue et la plus féconde. Il fait une distinction entre connaissance et savoir : C’est la différence entre qualité et quantité, entre être et avoir, entre vrai et exact ou entre essentiel et accessoire. Ce n’est pas tant ce que l’on connaît qui compte, c’est comment on le connaît…
Ce chapitre se termine par une description de quatre types d’envie qui correspond aux quatre besoins fondamentaux selon le philosophe Ludovic Klagus :
L’envie de la richesse de l’autre, l’envie de l’intelligence de l’autre, l’envie de la beauté d’autrui et enfin l ‘envie de la richesse vitale d’autrui. C’est cette dernière qui est la plus destructrice car privé de cette aptitude biologique au bonheur la personne en vient à dénigrer toutes les valeurs associées à cette aptitude au bonheur.
En résumé, les personnes heureuses savent combler ces quatre besoins (indissociables, les quatre doivent être comblés). À chacun de ces besoins correspondent des désirs qu’on peut décider de satisfaire dans la mesure où ils viennent de l’intérieur de soi et non d’un stimulus extérieur incontrôlable.
Les gens heureux sont ceux qui privilégient l’essentiel à l’accessoire, l’être à l’avoir, le durable à l’éphémère, le suffisant au trop, le nécessaire au superflu, en fait les besoins aux désirs.
La semaine prochaine je vous parlerai de la première des six attitudes que Blondin a répertorié parmi les milliers de données que l’ordinateur a pu traité, il s’agit de la disponibilité au changement.
Bonsoir Robert,
Toujours très basique et inspirante cette réflexion sur le bonheur avec sa dynamique subtile désirs-besoins.
Je quitte une semaine pour ma descente annuelle de rapides en rivière.
Continue ta généreuse mission même si je ne te reviens pas aussi souvent que je le voudrais.
En passant, je travaille en ce moment sur une amélioration technologique, augmentation de la vitesse d’Internet par l’utilisation des ondes du cellulaire. Normalement, on devrait tester la «nouvelle solution» comme on dit dans le monde assuré des technologies au cours de la semaine du 26 juillet. Je te tiens au courant. Bye à la jeune Mô!
L
Merci Laurent pour ta visite, j’espère que cette réflexion t’es utile à toi aussi, bonne descente et reviens nous en un seul morceau!