Robert Blondin dans son livre ‘’le Bonheur possible’’ dénote six attitudes que partagent les gens heureux et c’est en développant constamment celles-ci que nous apprenons à être heureux car les gens heureux nous apprennent que c’est une lutte constante, c’est même une lutte passionnante que cette”cette folle entreprise de la lucidité” on construit son bonheur soi-même à chaque instant.
La première attitude est la disponibilité au changement. Et elle passe d’abord par la capacité à se changer soi-même avant de vouloir changer les autres. ‘’révolution bien ordonnée commence par soi-même’’
Le changement est une des manifestations de l’intelligence, l’immobilisme est l’apanage de la sottise. C’est la disponibilité au changement (comme la souplesse du roseau qui demeure préférable à la rigidité du chêne) qui permet de faire face et de susciter les changements imposés ou voulus sans en ressentir les menaces. Blondin explique qu’il y a quatre types de changements :
1. le changement par exception (j’ai raison sauf dans ce cas-ci)
2. le changement linéaire (j’avais Presque raison mais maintenant j’ai vraiment raison)
3. le changement pendulaire (j’avais tort mais maintenant j’ai raison)
4. le changement de paradigme (j’avais partiellement raison avant maintenant j’ai un peu plus raison)
‘’Lors d’un changement de paradigme, nous réalisons que nos opinions antérieures n’étaient qu’une partie du tableau, et que notre savoir d’aujourd’hui n’est qu’une partie de notre savoir de demain. Le changement n’est plus menaçant, il absorbe, élargit, enrichit’’ (Marylin Ferguson)
Le changement a un ennemi juré: la peur. Le bonheur est donc une affaire de decision. Un des premeirs gestes que l’on pose en direction de la liberté , c’est de couper des liens., cette peur qui nous pousse à vouloir fixer les choses va à l’encontre de l’abandon, du lâcher prise deux ingrédients nécessaires au bonheur.
‘’L’arbre a des racines et l’homme des jambes’’ proverbe polynésien.
Cette aptitude à changer peut-elle devenir un barème de santé mentale? Les psychologues répondent que si l’on observe une personne qui est flexible, on a probablement affaire à quelqu’un qui n’a pas très peur, qui est sûr de lui, il se fait confiance…L’être humain est doté d’un pouvoir extraordinaire celui de pouvoir se changer lui-même; Sarte disait: ‘’un homme peut toujours faire quelque chose de ce qu’on a fait de lui.’’
Toujous selon Robert Blondin ce qui nous empêche de changer est la peur, la peur de l’inconnu souvent. Nous voudrions bien changer, mais avec l’assurance formelle de ne pas regretter subséquemment le geste. Et pourtant, le risque est le prix essentiel de tout renouveau. Le risque est donc le prix d’un aspect très important du bonheur: la conscience de croître:
“(…)à sa naissance, l’homme est doux et faible. À sa mort, il est dur et raide. Les être, plantes et arbres sont tendres et vulnerables pendant leur vie. À leur mort, ils sont secs et recroquevillés. Car ce qui est dur et fort est serviteur de la mort. Ce qui est doux et faible est au service de la vie. Voilà pourquoi ce qui vi test souple et ce qui meurt s’ankylose’’ (conte chinois)
On ne peut decider personne à changer profondément. Nous sommes tous responsables de la porte du changement. Et cette porte ne peut se déverrouiller que de l’intérieur, comnme une porte de cellule ne peut être ouverte que du côté de la liberté. On ne peut que frapper à la porte des autres.
La perspective du changement fait donc peur car elle implique que quelque chose pourrait en mourir. L’égo ou la personne (cette collection d’inquiétudes et d’opinons convaincues) redoute son propre décès.. Chaque transformation, chaque changement est une sorte de meurtre de l’égo… pour sauver un soi plus fondamental qui, lui, peut accéder au bonheur.
La semaine prochaine: l’harmnonisation des deux hemisphères du cerveau.
Oui , bien entendu , vous avez raison .
Mais…c’est plus facile à dire et écrire qu’à mettre en pratique .
Pour être capable de changements , cela suppose de nombreux préalables .
Par exemple celui d’avoir la capacité de se voir , ce qui est extrêmement difficile , la capacité de voir vers où aller , la capacité à vaincre nos habitudes , reflexes pour aller vers où nous pensons qu’il vaut mieux aller .
Un travail titanesque .
Effectivement tout changement amène son lot de défis et les capacités que vous mentionnez m’apparaissent être des compétences à acquérir et développer pour affronter ou gérer les changements. C’est pourquoi on a besoin du regard des autres pour se développer, c’est un travail titansque j’en conviens, mais un jour à la fois..!