L’apprentissage de la sagesse.
Cette quatrième caractéristique des gens heureux est l’apprentissage de la sagesse qui est décrit en six points :
1) l’observation rigoureuse de soi
2) l’observation perspicace des nuances de liens entre les autres et soi
3) la connaissance des déroulements phénoménologiques de la vie courante
4) la préférence de la totalité sur la partie (privilégier l’être à l’avoir)
5) la conscience que toute partie est dans le tout (non dualisme)
6) pratique du « nous sommes le tout » ou le frein à l’égo.
Comme vous pouvez le constater et vous en douter, ce chapitre est très dense et difficile à résumer. Ce que je retiens c’est essentiellement le fameux « connais-toi toi même ». On appartient à qu’à soi-même et c’est à soi-même qu ‘on doit la fidélité la plus importante. Cette identité que nous nous forgeons est une réalité vivante alors que l’égo a tendance à se prendre pour l’absolu. Et tous les absolus en ce qui concerne le bonheur sont une menace. Cette identité se construit avec ce que Blondin appelle des « proto vérités » dit plus simplement des vérités temporaires, relatives et contingentes.
‘’Nos difficultés ne viennent pas de ce que nous ignorons, elles viennent des choses que nous savons et qui ne sont pas vraies.’’
Il s’agit également de développer la capacité de cultiver le paradoxe. Même en étant convaincu de la véracité de ce que l’on énonce, mieux vaut savoir qu’on est peut être en train de mentir béatement. Enfin développer la conscience que nous faisons partie d’un tout. Il faut bien différencier l’égo du soi. L’ego est un habit alors que le soi c’est l’essentiel, c’est pourquoi être heureux c’est chercher à satisfaire nos besoins essentiels et non nos désirs. Voilà, je suis bien conscient de ne pas faire honneur à ce chapitre mais apprendre à devenir sage c’est tout un apprentissage complexe et c’est la sagesse qui me suggère de cesser de m’excuser et de vous laisser donner un sens à chacun de ces six éléments, bonne réflexion.
Je vous rappelle que Robert Blondin a écrit le livre : Le bonheur possible en 1983.
Un “connais toit toi-même” pour éviter le tout à l’égo tout en essayant de vérifier que le tout est aussi en toute partie… Ça me va !
Quant aux paradoxes, je les cultive : http://otliblog.blogspot.com/2008/12/paradxes.html
Bonne route…
C’est vrai que si on laisse faire l’ego il n’y aura plus grand place pour le soi dans la maison (je fais allusion ici à ta faute d’orthographe!)” Quant aux paradoxes,j’ai adoré ta phrase: ”N’est-ce pas dans les détours ombragés d’un sentier que l’on découvre l’abri pour méditer sur ses faiblesses, ses peurs ? Ou dans le flÖu et l’incertitude que l’on a conscience de ce qui est réel, rationnel, sensé et que l’on touche presque du doigt la vérité avant de la perdre de nouveau lorsque la lumière jaillit dans le lieu obscur où l’on s’était réfugié ?”
S’accepter tel que l’on est, rien ne sert de pleurer sur ce qui nous est arrivé, iln’y a rien à faire C’EST arrivé…