Le bonheur: l’abandon ou lâcher prise

L’abandon
Nous en sommes à la dernière caractéristique des gens heureux : la faculté d’abandon. D’abandon de ses peurs surtout, il est question ici de « lâcher prise », en somme de faire confiance, à soi, aux autres, aux événements, à la vie.

Il y a dans l’abandon une soumission qui peut devenir une forme suprême de liberté. Les règles monastiques, l’acteur qui s’abandonne aux mots, le musicien qui s’abandonne au chef tout en restant profondément lui-même, le baigneur qui s’abandonne aux lois de la physique, nous sommes loin de la peur, puisque la meilleure façon de ne pas flotter, c’est de combattre l’eau…cette réconciliation avec la réalité, c’est l’attitude fondamentale du Oui dont il a été question antérieurement..

Arnaud Desjrdins parle de l’importance du mental :
‘’C’est le mental qui, à partir d’un fait, tire des conclusions pour les minutes, les jours qui suivent. C’est le mental qui décide qu’une nouvelle est bonne ou mauvaise.’’

Et qu’est-ce qui fait décider au mental qu’une nouvelle est bonne ? La différence entre ce qui est et ce qu’on souhaiterait qui soit. C’est le contraire de l’abandon puisqu’on refuse alors constamment la réalité et plus on refuse, plus ce qui est refusé prend de l’importance.
Puis il aborde l’émotion :
‘’L’émotion n’est pas produite par le fait lui-même, aussi dramatique soit-il, mais par le refus du fait, la coexistence du oui et du non. Puisque je ne peux accepter le fait, j’accepte l’émotion. Toute émotion est appelée à mourir puisqu’elle a eu un début, elle aura une fin. Aucune joie ou souffrance n’est éternelle.’’
On peut comprendre dès lors, pourquoi nous sommes intoxiqués par les peurs, que nous osons à peine dire nos joies sans toucher du bois! Cet exorcisme de la peur c’est à la fois la cause et l’effet de l’abandon.
Parler de l’abandon c’est aussi parler de son contraire, la planification. Les hommes plus que les femmes ont tendance à planifier se fixer des objectifs alors que les femmes s’abandonnent plus facilement. Les choses essentielles arrivent dans la vie sans qu’elles aient été nécessairement planifiées. L’abandon n’a rien à voir avec la résignation ou le laisser-aller : l’abandon, c’est le laisser-venir, le laisser-être.

Voilà c’est la fin de cette exploration du bonheur, tiré du livre de Robert Blondin : Le bonheur possible. J’espère que ces quelques pistes vous permettrons de mieux vivre le temps qui passe, hé oui! Cela fait partie aussi de ma réflexion sur le temps! Prendre le temps d’être heureux, apprendre à maîtriser ces caractéristiques qui en fait , sont des compétences, m’apparaît un défi intéressant à relever dans ce temps qui passe….Demain, je vous ferai part d’une définition du bonheur dont Robert Blondin nous a livré à la fin de son livre et qu’il explique en trois chapitres.