J’entame le dixième mois du défi que je me suis donné àa savoir d’écrire un billet par jour, par une réflexion sur le thème central de ce blogue, le temps. Depuis que j’ai quitté la vie professionnelle, enfin presque, ma relation avec le temps se modifie en particulier avec la notion de vitesse. J’aurai l’occasion prochainement de partager avec vous des extraits du livre de Jean-Louis Servan-Schreiber: ”Trop Vite”. Pour l’instant, cette relation avec le temps se fait sentir en fin de journée où d’habitude je planifiais ou devrais-je dire, ajustait ce que j’avais planifié de ma semaine dans mon agenda souvent rempli pour les quelques mois à venir. Souvent au coucher je vivais un certain stress ou un peu d’anxiété, c’est selon comme disent les ados, par rapport à ce qui m’attendait le lendemain.
Aujourd’hui je me couche avec un vague sentiment de ce que je vais faire le lendemain mais même si j’ai quelque chose à l’agenda le stress n’y est plus, l’anxiété aussi. Certainement que ces deux facteurs étaient liés au contenu de ma prochaine journée mais il y a quelque chose de plus subtil et c’est la vitesse qui je crois est en cause. Comme vous le verrez plus tard, Servan-Schreiber parle du court terme..qui conditionne tout. Moi, je commence à vivre pour le long terme parce que j’ai le temps, pardon! je peux prendre le temps de le faire; je ne peux pas faire demain ce que j’avais prévu? Qu’à cela ne tienne Étienne, on a d’autres choses à faire, pas grave, ce sera pour après-demain! Ça y est! je pense comme un cultivateur! Quand on vit au rythme de la nature, la vie devient soudainement moins stressante. Je vous entends me dire” Ouais, mais nous on a un boulot, des clients, des échéanciers, des plans, des rendez-vous, des obligations etc” Hé oui! vous êtes pris dans cette spirale de la performance, le pied sur l’accélérateur (ou celui de la société en général, c,est selon, je vous l’ai déjà dit celle-là) du progrès, de la réussite à tout prix. Vous savez pourquoi les gens de la ville de Ne York marchent plus vite? Parce que tout le monde marche plus vite! Ça ressemble à ce que j’ai déjà appelé ”le syndrome de la machine à laver” mais ça c’est une autre histoire pour une autre fois, vous avez pas l’temps, faut aller travailler…
tout le monde devrait vivre au rythme des saisons surtout au Québec avec les saisons qui défilent et les changements qui opèrent, changement est un mot clé, tout change, tout évolue, tout est une question d’adaptation à la vie, alors pourquoi être si stressé, c’est le propre de l’humain quoi!
Profite de la retraite!!