Le temps qui passe nous amène à réfléchir si on a suffisamment pensé aux autres durant notre vie mais il pourrait aussi nous amener à réfléchir si on a pensé suffisamment à soi. Notre éducation et notre religion nous ont inculqué que c’était mal de penser à soi, que c’était de l’égoïsme et que l’égoïsme c’est un péché. Ce n’est pas naturel de penser à soi en premier, je vous répondrai que ce qui n’es pas naturel c’est de ne pas penser à soi en premier ou en deuxième, peu importe mais de ne pas penser à soi équivaut à renier sa propre existence; c’est bien de penser aux autres (entendez-vous le jugement!) mais pour bien penser aux autres, il faut apprendre à penser à soi, voilà le paradoxe! Ma façon d’être le plus utile quand je pense à l’autre c’est d’être témoin de son expérience, tout en étant conscient de la mienne à ce même moment. Être un témoin bienveillant, respectueux, sans jugement de l’expérience de l’autre c’est aussi être conscient des pièges qui nous guettent tous les deux dans cet instant privilégié; c’est éviter de se faire envahir ou d’envahir l’autre, afin c’est s’aider mutuellement à identifier notre véritable besoin. Combien de fois avez-vous pensé à l’autre alors que dans les faits c’est un de vos besoins qui cherchait à être satisfait sous l’allure d’un geste charitable, croyant faire preuve d’altruisme…Lorsque je faisais de la formation je faisais toujours à mes participants que dans un avion l’hôtesse de l,air recommande fortement de se mettre le masque d’oxygène avant de le mettre à l’autre, voilà l’enjeu: comment je peux penser aider l’autre si je ne pense pas à moi. Les organisations de façon générale n’encourage pas les employés à penser à eux, la compagnie passe avant tout! Mais penser à l’autre sans préalablement avoir appris à penser à soi, peut être risqué, dire oui n’a de valeur que si je peux dire non! C’est pourquoi nous devons développer le réflexe de dire”oui avec des conditions, non avec des solutions” C’est la façon la plus simple que j’ai trouvé de me choisir, de ne pas m’oublier lorsque je pense à l’autre.
bonsoir robert
je viens e lire ton article c’est vrai ,vu sous cet angle là tu as parfaitement raison !!!
j’essayerai d’appliquer cette chose !!!
bises et bonne apmd…
Je te rejoins complètement dans cette réflexion et c’est vrai que le poids de notre éducation nous culpabilise fortement. Il faut d’abord s’aimer soi-même pour pouvoir être capable d’empathie et d’amour pour les autres. A la question “qui est votre meilleur ami ?” on oublie généralement de se nommer et pourtant il faut bien que nous soyons notre meilleur ami pour vivre avec nous-même !