J’ai beaucoup d’amis blogueurs qui sont originaire de France, Belgique et autres pays d’Europe, alors j’ai pensé qu’il vous serait utile de mieux comprendre notre langue, le français québécois. Alors, voici pour vous une première leçon qui vous fera découvrir notre langue, je reviendrai dans les prochaines semaines avec d’autres leçons .
Les trois repas ici sont: le déjeuner (matin), le dîner (midi) et le souper (soir).
* ajout de “-tu” après les questions” T’en veux-tu?, Il en veut-tu?, Ils en veulent-tu?, Tu m’écoutes-tu?, Je l’ai-tu?
* J’en ai en masse, j’en ai un char et puis une barge (beaucoup, en grande quantité)
* T’sais veux dire? (réduction de: tu sais?). Plusieurs Québécois ponctuent généreusement leurs phrases de cette petite expression! * À c’t'heure ou Asteure (réduction de “À cette heure”, a le sens de maintenant)
* Envoye-donc! (lorsqu’on veut convaicre quelqu’un de faire quelque chose)
* Pantoute! (ou “pas-en-toute”, signifie “pas du tout!”)
* Tiguidou! (c’est d’accord!)
* C’est écoeurant! C’est l‘enfer! (peut être extrêmement négatif OU extrêmement positif)
* Pendant la belle température, comme il est agréable de prendre une marche (faire une ballade à pied)
* Je suis tanné, c’est plate (j’en ai marre, c’est ennuyant / ennuyeux)
* Je suis mal pris (en détresse, j’ai besoin d’aide)
* Au Québec, on n’aime pas les gens qui s’énervent! Tords pas tes bas! Capote pas! Brise pas ta chaîne! Garde tes shorts! Grimpe pas dans les rideaux! Mange pas tes bas! Pogne pas les nerfs! Prends ton gaz égal (du calme!)
* Au Québec, on conserve des prononciations qui, en général, ont disparu en France. Par exemple, les mots “brin“ et “brun“ se prononcent de façon identique chez les cousins. Ils se disent tous les deux “bran”. Ici, la prononciation demeure très différente.
* Au Québec, on constate également une affrication des consonnes “t” et “d” devant les voyelles “u” et “i” (elles se prononcent alors “ts” et “dz“). Par exemple, la phrase “tu es parti” se prononce au Québec “tsu es partsi”. Du chocolat divin devient chez nous “dzu chocolat dzivin”. Cette particularité est très marquée et tout à fait généralisée (sauf pour la Gaspésie). C’est souvent grâce à elle qu’on peut reconnaître un Québécois qui tente de se donner un accent français ;-D.
* Réduction du pronom “il” en “y“: Y peut pas venir, Y’est malade, Y’a pas le temps.
* Réduction de “elle” en “a“: A perdu sa montre, (“elle a” devient un “aa” allongé:) aa pas le temps, aa mal au dos.
* Vive les raccourcis de la langue: “Chu“ (contraction de “je suis”): chu fatigué, chu tanné, chu en retard, etc.
* Un vieux “t” ancestral persiste dans les expressions “il fait frette” (froid), “mon litte” (lit), “viens icitte” (ici), “pomme pourritte” (pourrie)
* Les mots communs qui se terminent en “-oir” sont souvent prononcés “-o�r“: avoér (avoir), é soèr (soir), la bouilloère (bouilloire), etc.
* Lorsque le son “a” se retrouve en fin de mot ou de phrase, il est prononcé “â“: le Canad�, Y m’parle p�, c’est par l�, etc.
* Un peu à l’inverse, le son “ais” en fin de mot devient souvent “a“: je l’sava (imparfait), jama (jamais), parfa (parfait). Cette caractéristique tend toutefois à disparaître chez les plus jeunes.
Source: republique.org.
Merci ! C’est gai comme tout ! Et autant pour certains on peut deviner la signification, autant pour d’autres c’est introuvable, comme “Garde tes shorts!” ou “Mange pas tes bas!”
Ah! je suis bien d’accord avec toi, “Mange pas tes bas” ce n’est pas évident!