Les oies blanches et le bonheur

Ma dernière visite chez les oies blanches (cliquez sur l’image)

Le bonheur, supplément d’informations

Vous souvenez-vous de ma série de billets sur le bonheur que j’avais fait à partir du livre de Robert Blondin?
Hé bien! il vient de paraître un nouveau livre sur le sujet: Happiness le grand livre du bonheur
Voici quelques extraits de l’article paru dans le journal La Presse

L’argent ne fait pas nécessairement le bonheur, dit-on. Bon, mais alors quoi? Pour le savoir, ou du moins pour saisir ce qui a le don de nous rendre heureux, Leo Bormans, auteur du collectif Happiness, Le grand

livre du bonheur, propose un petit exercice drôlement révélateur.

D’abord, suggère-t-il, pensez à un moment de bonheur. Un instant où vous vous êtes senti particulièrement heureux. Sans chercher trop loin ( inutile, de grâce, de remonter à votre mariage ou à la naissance de votre enfant). Pensez plutôt à un petit moment récent. Vous l’avez? Faites-en une photo dans votre tête.

Maintenant, répondez aux quatre questions suivantes : cet instant de bonheur s’est-il réalisé dans le cadre d’une grande dépense d’argent ? Ce moment était-il inattendu, comportait-il un élément de surprise ? Ensuite, étiez-vous seul, ou en présence d’autres personnes? Et enfin, ce bonheur était-il lié à une sorte de reconnaissance positive à votre égard ( un baiser, une tape sur l’épaule) ?

Avez-vous répondu par l’affirmative à la plupart des questions? Bingo! « Vous l’avez, le secret du bonheur » , répond, triomphal Leo Bormans. Encore faut-il renverser les questions, maintenant : pourquoi s’entête-t-on à rêver à davantage d’argent ? Pourquoi nous bornonsnous à toujours faire les mêmes choses, la même routine ? Pourquoi sommes-nous si individualistes ? Et pourquoi, enfin, ne nous mettons-nous pas à reconnaître davantage les qualités des autres ?


Le jeu du vrai ou faux.

Dites si l’énoncé suivant est vrai ou faux, demain je donne les réponses.

1. Il existe une recette du bonheur
2. Le bonheur est universel
3. L’argent ne fait pas le bonheur
4. L’aptitude au bonheur est génétique
5. Les gens mariés sont plus heureux
6. Les gens en santé sont plus heureux
7. Le travail rend malheureux
8. Les enfants rendent heureux

 

N’oubliez pas demain réflexion sur la photographie

Free hugs

Mon ami Jean m’a fait parvenir cette petite vidéo charmante sur le free hugs ”petits calins gratuits”. À remarquer comment c’est long à démarrer la distribution des calins, les gens sont méfiants, mais par la suite, c’est parti mon quiqui!

La place du travail: un monde sans pitié

La pensée du jour

Il y a une limite au bonheur qu’on peut tirer de son travail. On est même d’autant plus heureux qu’on passe moins de temps au travail.
Scott Adams

En ce lundi matin, la plupart d’entre vous êtes retourné au travail, pour certains, le retour s’est effectué la semaine dernière, quoi qu’il en soit, vous êtes embarqué de nouveau dans ce fameux navire qu’on se demande des fois où il va nous mener car nous ne sommes pas le capitaine à bord, seulement des matelots qui prennent le quart et peinent à faire avancer le navire pour qu’il se rende à bon port.

En ce début d’année je vous propose une réflexion sérieuse sur le travail à l’aide de trois émissions produites par Télé Québec. trois volets: la place, le sens, l’avenir du travail. Comme vous êtes occupés à travailler je vais vous faire un résumé de la première émission sur la place du travail, mais vous pouvez la voir en entier en cliquant ici cela vaut la peine d’être regardé, c’est très bien fait.

On y apprend que 40% des travailleurs canadiens sont absents du domicile, 10 heures et plus par jour, que les gens se sentent coupables si ils ne se sentent pas utiles, si ils ne sont pas productifs, si ils ne font pas la preuve de leur efficacité… des phrases choc comme:” la performance est devenue une valeur, on mesure la réussite d’une vue à la hauteur de la performance qu’on réussit à faire.”

Les professions administratives ont les plus longues semaines de travail: 51 heures en moyenne. ”on est rendu qu’on est fier d’avoir  fait son burn out” nous dira Pierre Légaré, l’expression métro-boulot-dodo n’a jamais été aussi juste que maintenant,  ce sentiment d’urgence qui nous habite fait en sorte qu’on a l’impression de ne pas avoir assez de temps, plus on gagne du temps, moins on en a..!

Les technologies qui devaient nous faire sauver du temps font en sorte qu’on nous en demande plus, parce qu’on fait mieux, ceci implique qu’il doit y avoir une réponse immédiate à tout, et comme nous sommes rejoignables partout grâce aux appareils portables, on s’attend à une réponse rapide. 60% des travailleurs affirment travailler avec des échéanciers serrés. Pierre Légaré m’a fait sourire quand il dit: “quand un chien pète sa chaîne, il ne traîne pas sa niche avec lui”! On s’identifie tellement à ces machines qu’on veut être rapide comme elles, efficaces comme elles et pendant ce temps on passe à côté du contact avec l’autre qui est fondamental pour devenir qui nous sommes…

Interrompre une tâche pour regarder un courriel fait perdre environ 15 minutes au total; aujourd’hui on ne sait plus quand on travaille et quand on ne travaille pas parce qu’on traîne notre bureau avec nous, c,est bien non? on a la liberté de travailler 24 heures sur 24 si on veut! Au canada, la population active fait 145 heures supplémentaires par an, un travailleur sur quatre travaille à domicile, en 1986 les travailleurs passaient 4,2 heures par jour avec leur famille, en 2005, 3,4 heures par jour.

Un enjeu majeur est la conciliation travail-famille et les entreprises ont tout un défi à relever à ce niveau. L’État a fait sa part avec les garderies, les congés parentaux mais les entreprises non. La culture d’entreprise doit évoluer dans ce sens. Les jeunes sont branchés sur cette réalité mais le débat social n’est pas encore terminé, les mentalités c’est long à changer! On y voit un jeune couple qui s’organise et la jeune femme qui dit: J’aime mieux être fatigué que stressé!” Ce couple fait partie des 30% des travailleurs qui ont des horaires atypiques, ils travaillent tous les deux de nuit…

Pourquoi travaille-t-on? pour être productif ou heureux? Si vous choisissez la première, vous risquez de trouver un grand vide, c’est notre responsabilité le bonheur (vous vous souvenez de ma série sur le sujet?) ça ne s’achète pas, nous ne sommes pas le travail, j’en sais quelque chose, notre entité si elle ne passe que par le travail, on est cuit!

La simplicité volontaire c,est la découverte qu’on peut être aussi bien avec moins…vivre consciemment être en contact avec ses véritables besoins, c’est se demander qu’est-ce qui fait que notre notre vie  vaut la peine d’être vécue, apprendre que nos désirs sont illimités et nos besoins sont limités

Vous connaissez ma passion pour le temps, dans cette émission on apporte la notion de  ”temps sociaux” C’était la première fois que j’entendais ce concept, une façon différente de voir le temps: le temps pour les enfants, le temps pour les amis, le temps pour le travail, bref, on fractionne notre capital temps en plusieurs secteurs, faites l’exercice (ça c’est de moi!): Prenez 7 jours soit 168 heure et tentez d’évaluer comment vos temps sociaux sont répartis: êtes-vous de ceux qui passent 3,4 heures par jour avec leur famille? Quand je travaillais à plein temps j’avais une excuse classique: ”c’est pas la quantité qui compte, c’est la qualité!” Bullshit! Allez faire comprendre ça un enfant de six ans!
Cette première partie se termine avec une question intéressante:”quelle est la place du travail dans votre vie? un mot….est-elle la bonne??? si cette réponse ne vous satisfait pas c’est signe que vous avez d’autres questions à vous poser.” Enfin j’ai bien aimé cette phrase: ”….encourager chacun à faire de sa vie une oeuvre” ça devrait être la devise de tout gestionnaire qui a ses employés à coeur.
Rappelez-vous que si vous jugez que le travail prend trop de place dans votre vie, il est toujours possible de réagir et à mon avis il faut regarder du côté des désirs et besoins. Bon, j’ai assez travaillé, je m’en vais m’amuser, bah! c,est une farce, j’ai eu du plaisir à écrire ce billet, bonne journée!

Le bonheur, une définition

MARCHER DANS LA NATURE À LA RENCONTRE DE NOS TENDRESSES

MARCHER…liberté, santé, dynamisme, volonté, décision, cheminement, changements, autonomie, acceptation

DANS LA NATURE…harmonie, environnement, calme, énergie, ressourcement, espace, temps, confort.

À LA RENCONTRE… espoir, but, idéal, cause, passion, expectative, communication, anticipation

DE NOS…multiplicité, non-dualisme, pluralisme, polyvalence, ouverture, apprentissage, décloisonnement

TENDRESSES…relations de toutes formes, de la passion des êtres et des choses ou des états explorés, continués, jusqu’aux complicités les plus discrètes voire les plus tacites.

Cette phrase vient d’un jeune pharaon qui a abandonné son nom d’Aménophis IV pour prendre celui d’Aken-en-Aton.

Le bonheur: l’abandon ou lâcher prise

L’abandon
Nous en sommes à la dernière caractéristique des gens heureux : la faculté d’abandon. D’abandon de ses peurs surtout, il est question ici de « lâcher prise », en somme de faire confiance, à soi, aux autres, aux événements, à la vie.

Il y a dans l’abandon une soumission qui peut devenir une forme suprême de liberté. Les règles monastiques, l’acteur qui s’abandonne aux mots, le musicien qui s’abandonne au chef tout en restant profondément lui-même, le baigneur qui s’abandonne aux lois de la physique, nous sommes loin de la peur, puisque la meilleure façon de ne pas flotter, c’est de combattre l’eau…cette réconciliation avec la réalité, c’est l’attitude fondamentale du Oui dont il a été question antérieurement..

Arnaud Desjrdins parle de l’importance du mental :
‘’C’est le mental qui, à partir d’un fait, tire des conclusions pour les minutes, les jours qui suivent. C’est le mental qui décide qu’une nouvelle est bonne ou mauvaise.’’

Et qu’est-ce qui fait décider au mental qu’une nouvelle est bonne ? La différence entre ce qui est et ce qu’on souhaiterait qui soit. C’est le contraire de l’abandon puisqu’on refuse alors constamment la réalité et plus on refuse, plus ce qui est refusé prend de l’importance.
Puis il aborde l’émotion :
‘’L’émotion n’est pas produite par le fait lui-même, aussi dramatique soit-il, mais par le refus du fait, la coexistence du oui et du non. Puisque je ne peux accepter le fait, j’accepte l’émotion. Toute émotion est appelée à mourir puisqu’elle a eu un début, elle aura une fin. Aucune joie ou souffrance n’est éternelle.’’
On peut comprendre dès lors, pourquoi nous sommes intoxiqués par les peurs, que nous osons à peine dire nos joies sans toucher du bois! Cet exorcisme de la peur c’est à la fois la cause et l’effet de l’abandon.
Parler de l’abandon c’est aussi parler de son contraire, la planification. Les hommes plus que les femmes ont tendance à planifier se fixer des objectifs alors que les femmes s’abandonnent plus facilement. Les choses essentielles arrivent dans la vie sans qu’elles aient été nécessairement planifiées. L’abandon n’a rien à voir avec la résignation ou le laisser-aller : l’abandon, c’est le laisser-venir, le laisser-être.

Voilà c’est la fin de cette exploration du bonheur, tiré du livre de Robert Blondin : Le bonheur possible. J’espère que ces quelques pistes vous permettrons de mieux vivre le temps qui passe, hé oui! Cela fait partie aussi de ma réflexion sur le temps! Prendre le temps d’être heureux, apprendre à maîtriser ces caractéristiques qui en fait , sont des compétences, m’apparaît un défi intéressant à relever dans ce temps qui passe….Demain, je vous ferai part d’une définition du bonheur dont Robert Blondin nous a livré à la fin de son livre et qu’il explique en trois chapitres.

Le bonheur: agir précisément

L’avant dernière caractéristique des gens heureux concerne l’action. ‘’Faire et non subir, tel est le fond de l’agréable.’’ Alain
Robert Blondin rappelle qu’il ne faut pas confondre action et activité. L’accomplissement, instrument de bonheur, se contente de réaliser des projets, si humbles soient-ils. Comme l’action, l’accomplissement a deux facettes, un accomplissement de finalité et un accomplissement de performance. Par exemple, on peut skier sur une pente (finalité) ou choisir la piste la plus exigeante (performance) ou combiner les deux. Les gens heureux ont une tendance à préférer les accomplissements de performance aux accomplissements de finalité. Le plaisir en est peut-être plus durable.
S’endormir en se disant qu’on a réussi à faire ce qu’on avait choisi de faire, voilà ce qu’est être heureux! Et l’action est encore plus riche si elle a permis d’apprendre.
Il y a un passage qui m’interpelle directement lorsqu’il parle des retraités heureux…Il souligne que tous les retraités heureux soulignent l’importance de diversifier les sources de plaisir. Et que la retraite, ça se prépare! D’ailleurs un de mes amis me disait : ‘’ne crois pas que tu vas faire à ta retraite ce que tu ne faisais pas au cours de ta vie professionnelle.’’
Les gens heureux savent agir au bon moment et de la bonne façon. Ils ont appris à agir précisément. Agir précisément, c’est d’abord et avant tout se prendre en mains en ne comptant strictement que sur soi-même; les gens heureux évitent de réagir, encore plus de s’agiter. Ils agissent précisément, au bon moment, justement.
Je vous rappelle que ces extraits sont tirés du livre de Robert Blondin, Le bonheur possible.

Le bonheur: l’apprentissage de la sagese

L’apprentissage de la sagesse.

Cette quatrième caractéristique des gens heureux est l’apprentissage de la sagesse qui est décrit en six points :
1) l’observation rigoureuse de soi
2) l’observation perspicace des nuances de liens entre les autres et soi
3) la connaissance des déroulements phénoménologiques de la vie courante
4) la préférence de la totalité sur la partie (privilégier l’être à l’avoir)
5) la conscience que toute partie est dans le tout (non dualisme)
6) pratique du « nous sommes le tout » ou le frein à l’égo.
Comme vous pouvez le constater et vous en douter, ce chapitre est très dense et difficile à résumer. Ce que je retiens c’est essentiellement le fameux « connais-toi toi même ». On appartient à qu’à soi-même et c’est à soi-même qu ‘on doit la fidélité la plus importante. Cette identité que nous nous forgeons est une réalité vivante alors que l’égo a tendance à se prendre pour l’absolu. Et tous les absolus en ce qui concerne le bonheur sont une menace. Cette identité se construit avec ce que Blondin appelle des « proto vérités » dit plus simplement des vérités temporaires, relatives et contingentes.

‘’Nos difficultés ne viennent pas de ce que nous ignorons, elles viennent des choses que nous savons et qui ne sont pas vraies.’’

Il s’agit également de développer la capacité de cultiver le paradoxe. Même en étant convaincu de la véracité de ce que l’on énonce, mieux vaut savoir qu’on est peut être en train de mentir béatement. Enfin développer la conscience que nous faisons partie d’un tout. Il faut bien différencier l’égo du soi. L’ego est un habit alors que le soi c’est l’essentiel, c’est pourquoi être heureux c’est chercher à satisfaire nos besoins essentiels et non nos désirs. Voilà, je suis bien conscient de ne pas faire honneur à ce chapitre mais apprendre à devenir sage c’est tout un apprentissage complexe et c’est la sagesse qui me suggère de cesser de m’excuser et de vous laisser donner un sens à chacun de ces six éléments, bonne réflexion.
Je vous rappelle que Robert Blondin a écrit le livre : Le bonheur possible en 1983.

le bonheur: vivre l’ici et maintenant

Vivre le ici et maintenant
Nous en sommes à la troisième caractéristique des gens heureux : vivre pleinement le ici et maintenant. Le problème des occidentaux est qu’ils ont pour objectif le progrès, vouant l’homme à une poursuite frénétique d’un lendemain illusoire.

‘’ Par nature, nous sommes donc l’espèce la plus apte à l’angoisse. Et l’un des mécanismes les plus efficaces de défense à l’angoisse consiste justement à s’interdire de poser les problèmes. On évite alors de poser des questions en vivant ici et maintenant, c’est toujours ça de bon à prendre.’’

Boris Cyrulnik

Cependant Blondin nos prévient que vivre ici et maintenant ne doit pas nous empêcher d’assumer notre propre responsabilité de se prendre en charge en assumant son propre bonheur. Dans le ici et maintenant il y a le dualisme, la réalité extérieure mais aussi la réalité intérieure. ‘’il ne sert à rien de chercher coûte que coûte d’être présent au monde si c’est pour être en conflit avec nous-même’’ Véronique Loiseleur.
Vivre ici et maintenant n’exclut pas de prévoir, c’est –à – dire de voir une réalité à l’avance et non d’en imaginer une à la lumière des peurs et des incertitudes. Blondin raconte qu’un jour un fonctionnaire chinois qu’il cultivait la conscience que chacun de ses instants devienne une cause volontaire d’autres bons moments subséquents.
Il y a plusieurs témoignages dans ce chapitre de différentes personnes dans leur rapport avec le ici et maintenant. Je vous relate celle qui m’a rejoint le plus pour avoir vécu ce qu’il raconte, celui de Jacques Dufresne :

‘’je ne répondrais pas à la question sur le bonheur si je ne me considérais pas heureux. Mais qu’est-ce que le bonheur? Je ne sais pas vraiment….si on tient à la vie, c’est qu’on pense toujours qu’enfin la vie va nous apporter quelque chose d’extraordinaire. C’est à ce moment que j’ai compris vraiment ce qu’était la différence entre l’essentiel et l’extraordinaire. Ce qu’on attend de la vie en général, c’est l’extraordinaire. On est toujours sur le point de partir en voyage. L’extraordinaire, c’est pour moi un peu…Je ne sais pas si vous avez été déjà élève-pensionnaire? Ce qu’on attend du dimanche quand on est interne? Sept ou huit ans avec la routine de la semaine et l’unique sortie du dimanche. À un certain moment, le dimanche, je l’attendais toute la semaine. À partir de lundi, je ne vivais que pour le dimanche. Et le dimanche il allait se passer des choses extraordinaires, plus que divines. Tout allait se passer le dimanche : j’allais rencontrer la jeune fille parfaite, il y allait avoir des moments intenses…Et les dimanches étaient toujours absolument décevants!!! Ça se terminait par les vêpres qui étaient les moins décevantes parce qu’on les attendait et qu’elles étaient telles qu’on les attendait. Mais tout le reste était décevant. Cette recherche du dimanche, par la suite, prenait d’autres formes. C’était un voyage qui allait apporter tout à coup cet élément extraordinaire qu’on attendait du dimanche. On préparait le voyage, le voyage apportait des choses, mais il n’apportait pas encore tout ce qu’on en attendait. Si j’attache tant d’importance au moment privilégié que j’évoquais tout à l’heure, ce n’est pas parce qu’il se produit quelque chose d’extraordinaire à ce moment-là, non, c’était une journée comme les autres….Je comprenais enfin que l’essentiel, c’est autre chose que l’extraordinaire. Tout le bonheur consiste à pouvoir accepter ce qu’on a, accepter ce qu’on est en même temps.’’

La semaine prochaine : le développement de la sagesse.
Je vous rappelle que ce texte est tiré du livre de Robert Blondin : le bonheur possible

Le bonheur: l’harmnonisation des deux hemisphères du cerveau.

Cette semaine nous abordons la deuxième caractéristique des gens heureux:l’harmnonisation des deux hemisphères du cerveau.
Je vous fais grâce de l’aspect scientifique mais rappelons que les deux hemisphères interagissent entre eux grâce aux synapses, ces connexions électriques. Il semblerait que les gens heureux en possèdent davantage que les autres et qu’ils abordent la vie de façon plus holistique ; on peut donc associer le cerveau de la raison à l’hémisphère gauche et le cerveau du coeur à l’hémisphère droit.
Le bonheur passe par l’éducation et selon le psychiatre Boris Cyrulnik il y a semble-t-il, une mémoire héréditaire du bonheur; ainsi les adultes qui travaillent à leur propre bonheur facilitent l’apprentissage du bonheur chez leurs enfants, en somme le bonheur est contagieux!
Faire son proper bonheur, c’est donc léguer à ses enfants une aptitude holistique au bonheur, c’est pourquoi il faut accorder autant d’importance au développement des deux hemisphères.
Selon les recherches effectuées, la musique joue un grand rôle de par son effet sur le cortex cervical il réfère particulièrement au chant grégorien et aux mantras car ils permettent le déclenchement d’ondes alpha associées à une heureuse détente.
Donc, une education holistique, de la musique et un troisième élément: l’humour. L’humour permet de relativiser les situations les plus désespérées, permet d’être écouté (avez-vous remarqué lorsque vous racontez une blague comment les gens vous écoutent..)

En conclusion, la comprehension globale est donc à la fois, et nécessairement, intuitve et rationnelle. Elle rejoint la connaissance. Jung parlait d’animus et d’anima, l’Orient de ying et de yang, la psychologie du côté feminin et masculin de la personnalité. Il semble bien que le bonheur reside dans l’harmonisation de ces deux dimensions.
La prochaine attitude ou caractéristique: vivre le ici et maintenant. Je vous rappelle que ce texte est tiré du livre de Robert Blondin: Le bonheur possible

Le bonheur: la disponibilité au changement

Robert Blondin dans son livre ‘’le Bonheur possible’’ dénote six attitudes que partagent les gens heureux et c’est en développant constamment celles-ci que nous apprenons à être heureux car les gens heureux nous apprennent que c’est une lutte constante, c’est même une lutte passionnante que cette”cette folle entreprise de la lucidité” on construit son bonheur soi-même à chaque instant.
La première attitude est la disponibilité au changement. Et elle passe d’abord par la capacité à se changer soi-même avant de vouloir changer les autres. ‘’révolution bien ordonnée commence par soi-même’’
Le changement est une des manifestations de l’intelligence, l’immobilisme est l’apanage de la sottise. C’est la disponibilité au changement (comme la souplesse du roseau qui demeure préférable à la rigidité du chêne) qui permet de faire face et de susciter les changements imposés ou voulus sans en ressentir les menaces. Blondin explique qu’il y a quatre types de changements :
1. le changement par exception (j’ai raison sauf dans ce cas-ci)
2. le changement linéaire (j’avais Presque raison mais maintenant j’ai vraiment raison)
3. le changement pendulaire (j’avais tort mais maintenant j’ai raison)
4. le changement de paradigme (j’avais partiellement raison avant maintenant j’ai un peu plus raison)

‘’Lors d’un changement de paradigme, nous réalisons que nos opinions antérieures n’étaient qu’une partie du tableau, et que notre savoir d’aujourd’hui n’est qu’une partie de notre savoir de demain. Le changement n’est plus menaçant, il absorbe, élargit, enrichit’’ (Marylin Ferguson)

Le changement a un ennemi juré: la peur. Le bonheur est donc une affaire de decision. Un des premeirs gestes que l’on pose en direction de la liberté , c’est de couper des liens., cette peur qui nous pousse à vouloir fixer les choses va à l’encontre de l’abandon, du lâcher prise deux ingrédients nécessaires au bonheur.

‘’L’arbre a des racines et l’homme des jambes’’ proverbe polynésien.

Cette aptitude à changer peut-elle devenir un barème de santé mentale? Les psychologues répondent que si l’on observe une personne qui est flexible, on a probablement affaire à quelqu’un qui n’a pas très peur, qui est sûr de lui, il se fait confiance…L’être humain est doté d’un pouvoir extraordinaire celui de pouvoir se changer lui-même; Sarte disait: ‘’un homme peut toujours faire quelque chose de ce qu’on a fait de lui.’’
Toujous selon Robert Blondin ce qui nous empêche de changer est la peur, la peur de l’inconnu souvent. Nous voudrions bien changer, mais avec l’assurance formelle de ne pas regretter subséquemment le geste. Et pourtant, le risque est le prix essentiel de tout renouveau. Le risque est donc le prix d’un aspect très important du bonheur: la conscience de croître:

“(…)à sa naissance, l’homme est doux et faible. À sa mort, il est dur et raide. Les être, plantes et arbres sont tendres et vulnerables pendant leur vie. À leur mort, ils sont secs et recroquevillés. Car ce qui est dur et fort est serviteur de la mort. Ce qui est doux et faible est au service de la vie. Voilà pourquoi ce qui vi test souple et ce qui meurt s’ankylose’’ (conte chinois)

On ne peut decider personne à changer profondément. Nous sommes tous responsables de la porte du changement. Et cette porte ne peut se déverrouiller que de l’intérieur, comnme une porte de cellule ne peut être ouverte que du côté de la liberté. On ne peut que frapper à la porte des autres.
La perspective du changement fait donc peur car elle implique que quelque chose pourrait en mourir. L’égo ou la personne (cette collection d’inquiétudes et d’opinons convaincues) redoute son propre décès.. Chaque transformation, chaque changement est une sorte de meurtre de l’égo… pour sauver un soi plus fondamental qui, lui, peut accéder au bonheur.
La semaine prochaine: l’harmnonisation des deux hemisphères du cerveau.