Joannie Rochette et le courage

Hier je vous ai parlé brièvement de Joannie Rochette. Pour les québécois qui ont lu le journal La Presse en fin de semaine, vous avez pris connaissance du fil des événements et des réactions de cette jeune femme dans cette dure épreuve. Deux choses m’ont frappé dans ce récit. La première est comment sa mère lui a inculqué certaines valeurs et comment elle a été cohérente avec celles-ci  dans l’éducation de Joannie. Elle lui a enseigné à penser d’abord à elle, elle lui a enseigné la discipline, faire les choses jusqu’au bout, à ne jamais lâché. Elle lui a montré comment le respect de soi est fondamental dans la vie. En patinant cette semaine, elle s’est respectée et respecté sa mère dans leur complicité. Cela m’interpelle dans mon rôle de père, les valeurs sur lesquelles j’ai éduqué ma fille et de leur importance dans sa vie à elle. Au fond, c’est peut être cela, les valeurs, qui sont la marque indélibile du parent sur son enfant.

La deuxième chose est le courage démontrée par Joannie. Dans le mot courage il y a coeur et rage; elle a puisé au fond de son coeur la vision, le sens de son action  et a su développer cette agressivité nécessaire à qui veut réussir son rêve. Elle s’est concentrée sur le moment présent, malgré la violence qu’il contenait, et comme tout bon athlète elle a gardé le focus.

Le pire est à venir, lorsque l’adrénaline ne fera plus effet, qu’une autre réalité fera son apparition, elle aura encore besoin de courage, espérons pour elle qu’elle saura le trouver à la même place au plus profond de son coeur.

La fin des jeux olympiques

Voilà, c’est déjà terminé. Deux semaines de compétition, de dépassement, de courage, d’accomplissement de soi pour l’amour du sport, de chacun son sport. Dans trois jours, quand la poussière sera complètement tombée, le bobsleigh, la luge, le patinage artistique et quelques autres sombreront dans la mer de l’oubli quelque part dans ma petite tête sauf un, madame et messieurs, et j’ai nommé le curling! Je me suis surpris à demeurer devant le petit écran quand il y avait des compétitons et mon intérêt a grandi lorsqu’un soir j’étais en train de souper  dans un restaurant de Québec et que je pouvais regarder la compétition car il y avait une tv disponible devant moi. Je voyais bien aussi que le serveur était très intéressé par le match donc lorsqu’il s’approche de moi, je lui demande si il aime ce sport. Il me répond tout de go: ”j’aime ça le curling, je joue depuis que j’ai 09 ans!”Et il semblait en avoir 40.

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