Avant hier lorsque j'ai regardé le ciel, il était jaune, à prime abord je croyais que c'était le smog mais aux nouvelles à la télé on nous a dit que c'était à cause des feux de forêt qui font rage présentement au nord est de l'Ontario. J'ai pensé à toutes ces gens qui sont aux prises avec ce phénomène, et aux populations en France, laissant trainer dans mon imaginaire le désarroi et l'impuissance de ces gens.
J'avais commencé un ouvrage avec ces deux bancs mais lorsque j'ai décidé hier de retravailler le tableau, sans que je sois conscient, sans aucun effort de ma part, je me suis mis à créer cette scène apocalyptique avec ces deux bancs impuissants, laissé seul à leur destin, illustrant le sentiment d'être spectateur d'un film d'horreur, figé sur place ne sachant plus quoi faire.
Ma vision et l'élan inconscient qui m'a permis de créer ce tableau est plutôt pessimiste, mais je sais que l'Homme est plus résiliant que ces deux bancs, il peut réagir, se défendre et curieusement "l'éloge de la fuite" surgit encore dans ma tête; nous n'avons aucun pouvoir sur notre environnement mais notre pouvoir réside dans le choix que nous faisons face au "comment" nous voulons faire face à cet environnement, parfois fuir, lâcher prise, éviter la confrontation, et croyez-moi, des fois c'est très loin d'être de la lâcheté.
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Commentaires
Si, par miracle, le vent a viré de bord, peut-être ces deux magnifiques bancs n'ont pas nourri l'ogre brûleur et invitent maintenant à méditer sur un paysage noir et désert...
Je crois que ce n'est qu'une question de temps leur destin en a voulu ainsi.
L’horreur au pouvoir hypnotique.
Ton tableau nous remet bien en face la
« beauté » parfois hypnotisante du diable, qui emprunte ici l’habillement du feu de forêt.
Le diable est beau surtout quand il s'habille en prada(cf le film)
WOW!!! Je n'ai pas de mots! Vraiment magnifique Robert.
Merci Lisette, tu vois c’est facile de laisser un commentaire élogieux en plus😏
Feu ou eau, on ne peut rien contre les éléments, sauf à se laisser consumer par le spectacle, magnifique au demeurant... Il y a urgence à s'asseoir plus loin et à discuter sur le façon d'agir - vraiment - pour sauver ce qui peut encore l'être
Je serais tellement désemparé devant un tel spectacle il y a de la beauté dans le danger